- Une
médecine pauvre pour des gens pauvres dans des
pays pauvres.
- Une
politique qui aboutit à un génocide
passif
-
- La
politique et la stratégie médicale
adoptée dans les pays pauvres par l'OMS et ses
nombreuses organisations complaisantes, est au
Cambodge, à l'origine, de milliers de victimes,
de milliers d'invalides et de milliers
d'handicapés
cérébraux.
- Cette
politique que nous nommons " une médecine
pauvre pour des gens pauvres dans des pays
pauvres ", est non seulement inefficace, mais
elle met aussi en danger, porte préjudice et
détruit activement des milliers de vies. Cette
politique aboutit à un génocide passif.
Les organisations et leurs chefs de file sont
appelés à assumer leurs
responsabilités, modifier leur politique et
leurs stratégies.
-
- Dans
une large mesure, l'OMS détermine la politique
du ministère de la santé du Cambodge. A
titre d'exemple, les projets et les financements de la
Banque Mondiale dans le secteur de la santé,
sont directement sous l'influence de la politique de
l'OMS, tout comme les activités de l'UNICEF
dans le domaine de la santé (pharmacie de
l'Unicef à Copenhague, organe central pour
toutes les campagnes de soins de base des
organisations de l'ONU, programmes de vaccination au
niveau des districts etc.). L'OMS, la banque mondiale
et d'autres organisations ont leurs bureaux au premier
étage du ministère cambodgien de la
santé, autrement dit à l'étage
ministériel. Ils assurent ainsi une
présence centrale permanente au
ministère de la santé du Cambodge. De
nombreuses organisations, petites et grandes, ainsi
que de nombreux gouvernements de nations
industrialisées et riches s'appuient sur la
politique et la stratégie de l'OMS.
- Nous
appelons en outre l'OMS et d'autres organisations
à stopper leur tendance à
systématiquement diffamer et mettre en danger
les institutions qui font preuve d'efficacité
et disposent d'équipements et de
compétences, qui dévoilent et
combattent, avec succès, une terrifiante
situation contemporaine de souffrance et de
mort.
- A
quoi servira t-il de se plaindre dans 30 ans de la
tragédie qui se déroule aujourd'hui et
depuis ces 20 dernières années, à
cause de cette politique erronée de l'OMS. Nous
demandons à la communauté internationale
d'avoir le courage de reconnaître
immédiatement la situation dans toute sa
cruauté et son horreur et d'agir correctement.
-
-
- Le droit
de l'enfant bafouée.
- Chaque
enfant a un droit à la santé (Charte des
droits de l'enfant de l'ONU). Chaque enfant a droit
à un traitement médical optimal (Charte
de l'UNESCO). Le traitement optimal de la maladie
infectieuse (90% des maladies des enfants cambodgiens)
consiste en un traitement correct,
contrôlé et exempt de corruption.
- Exempt
de corruption, cela veut dire un traitement
déterminé en fonction de critères
médicaux et non pas de la classe, du potentiel
financier ou des relations du patient. Correct, cela
veut dire que le diagnostic doit être correct,
l'efficacité du traitement doit être
vérifié, l'effet des médicaments
contrôlé. Les moyens utilisés et
les médicaments doivent être efficaces,
ils ne doivent pas tuer.
- Tout
le reste n'est que violation du droit
élémentaire de l'enfant. Les
organisations internationales empêchent une
médecine correcte, bafouent les droits de
l'enfant.
- La
philosophie de médecine de base, de
médecine des pieds nus, de médecine
Grassroots, continue à servir de
prétexte et de justification. Pourtant, il
règne une véritable confusion
attachée à ce concept. Il se
résume tout simplement à une
médecine bon marché. Il n'y aurait rien
à reprocher à la médecine de
base, cette médecine Grassroots ou
médecine des pieds nus, pour autant qu'elle
soit correcte et efficace. Dans les faits, elle n'a
jamais existé. Elle est toujours
demeurée au stade de propagande et de mensonges
destinés à justifier une médecine
à deux vitesses qui ne laisse aucune chance aux
pauvres. On prétend disséminer un peu
pour les grandes masses pauvres de manière
à ce que tout le mode puisse en
bénéficier. En d'autres termes, c'est
l'inefficacité absolue. Les puissants, les
classes dominantes, la nomenclature, les élites
du parti et les riches sont exclus de cette
stratégie de médecine pauvre, ils ont
droit à d'autres critères. Les
organisations internationales agissent de même,
en particulier l'OMS et l'UNICEF, en imposant la
médecine pauvre pour les gens pauvres dans les
pays pauvres: leurs fonctionnaires ont d'autres
droits, ils s'octroient pour eux-mêmes le droit
à une médecine meilleure. Un
privilège qu'ils n'accordent jamais aux masses
pauvres pour lesquelles ils planifient. D'autres
règles leur sont
réservées.
-
- Médecine
de base pour les pays pauvres, un mensonge de la
propagande à l'écho persistant et aux
conséquences lourdes ... presque une
parabole.
-
- Liuh
Shaoqi, challenger et éventuel successeur de
Mao est touché par la tuberculose en 1965. Mao
ordonna aux médecins de la région de ne
pas se mêler du traitement de son opposant. Il
n'a pourtant pas pu empêcher que son
détracteur soit soigné dans un bon
hôpital. Résultat: tous les bons
hôpitaux ont été paralysés,
détruits. Tous les médecins ont
été envoyés à la campagne.
Le prétexte émis se résumait
à la mise en uvre d'une médecine
de base: " les médecins affluent vers les
campagne en qualité de médecins pieds
nus pour le bien-être des masses pauvres "
(directive du 26 juin de la révolution
culturelle, 1965). Cette médecine pieds nus ou
médecine de base est demeurée au stade
de propagande, elle n'a jamais fait preuve
d'efficacité à l'échelle de la
santé publique, ce qui par ailleurs
n'était pas dans l'intérêt du
manipulateur Mao, à l'heure de la
révolution culturelle.
- Les
mensonges de la propagande de la médecine de
base ont été repris notamment par la
nouvelle gauche d'Europe occidentale (groupes de base,
médecine de base), suite aux mouvements de
1968. Ils restent encore aujourd'hui en mémoire
de ces héros de 68, tel un mirage
nébuleux, ces héros qui ont
réussi à s'assurer une existence
confortable au sein des organisations internationales,
des organisations d'aide ou dans les médias.
- La
propagande de la médecine de base a
également été reprise par Pol
Pot, l'élève modèle de Mao.
Après avoir envoyé les médecins
à la campagne, il les a évidement
assassinés (900 sur 953). Sous le régime
Pol Pot, la médecine de base a
été célébrée avec
peu pour qu'elle réponde aux besoins de tous.
Tous les maux ont été soignés
à coup de sirop de couleur orange,
distribué à l'adolescent en cours de
formation ou encore auprès des jeunes officiers
Khmers rouges. Les cadres Khmers rouges, quant
à eux, ont toutefois profité des soins
donnés par de bons médecins chinois
à Phnom Penh, puis, après 1979, par
d'autres praticiens étrangers (comme se fut
bien évidemment toujours le cas de Mao et bien
sûr de tous les experts et fonctionnaires des
organisations internationales). Les idéologues
du tiers monde programment désormais la
médecine pauvre pour les gens pauvres dans les
pays pauvres, la médecine bon marché,
qu'ils disséminent en tant que médecine
de base. L'efficacité de cette pratique n'a
jamais pu être prouvée depuis 1978, date
de la conférence équivoque d'Alma Ata,
où ont été fixés les
principes et les objectifs de l'approvisionnement
médical de base pour les pays pauvres,
principes suivis par l'OMS, l'UNICEF et par de
nombreux états, dont la Suisse. On en est
resté et on en est toujours au stade des
dossiers, des bilans fictifs et du tourisme
humanitaire lointain.
- Le
seul endroit où une médecine de base a
fonctionné et ne s'est pas limitée
à une simple propagande, ce fut à Cuba.
Che Guevara était médecin, allergologue.
Il était lui-même asthmatique. Il fut
l'un des premiers patients à inhaler de la
ventoline. Sans ventoline, la révolution
cubaine n'aurait pas pu avoir lieu car au cours
même de la légendaire traversée
vers Cuba, le Che fut pris d'une grave crise d'asthme.
Che Guevara a toujours plaidé en faveur d'une
meilleure médecine pour tous. Même sur
les hauts plateaux, les paysans pauvres ont
été opérés gratuitement de
l'appendicite perforée, sans se demander si le
prix à payer serait trop élevé en
comparaison de la couverture des besoins des grandes
masses. Ainsi, pendant quelques années, Cuba a
pu se targuer de jouir du meilleur et du plus
équitable système de santé
d'Amérique latine. L'honnêteté de
Che Guevara finit par devenir insupportable à
Castro ; Castro qui, en mai 1998, fut
fêté à Genève par l'OMS
(Organisation mondiale de la santé). On
connaît la destiné du Che. Avec le temps,
le système de santé de Cuba s'est
également effondré.
-
- L'être
humain n'est pas fait pour penser et pour imaginer
à la dimension des masses, il doit agir pour
les individus, et de manière juste pour tous.
Il ne doit pas s'exclure des critères qu'il
fixe aux autres. C'est ainsi que les erreurs
découlant des mensonges de la médecine
de base des 30 dernières années
pourraient être rectifiées, des erreurs
qui n'ont rien apporté aux masses pauvres ni
aux individus pauvres, rien d'autre que la souffrance,
la détresse et la mort.
-
- Une
délégation chinoise du premier et du
meilleur hôpital de Pékin a
été reçue récemment
à Kantha Bopha. Tous ses membres ont
été profondément touchés
par Kantha Bopha. Ils ont dit que, chez eux, tout
était gratuit pour tous, mais que
l'accès était réservé aux
cadres supérieurs du parti. Ils étaient
touchés de voir que "même" pour une jeune
fille de douze ans issue d'un milieu pauvre, on
étudiait son cas au scanner: la jeune fille
avait été soignée une
année auparavant dans la province de Takeo
à l'aide de Chloramphenicol pour une pneumonie,
suite à une fièvre persistante de trois
semaines. Ce jour là, elle venait à
Kantha Bopha en se plaignant de forts maux de
têtes. Le scanner a montré un
abcès cervical tuberculeux gros comme une
mandarine, des calcifications dans les poumons (preuve
absolue de la tuberculose), trop petits pour
être visibles aux rayons X. En
résumé: grâce à la
médecine bon marché pratiquée sur
des enfants à l'hôpital provincial de
Takeo, supervisé par la Croix Rouge Suisse
elle-même, le diagnostic de la tuberculose n'a
pas été émis, on a mal
soigné le problème à l'aide de
médicaments dangereux et bon marché pour
finalement aboutir à un terrible abcès
cervical inopérable. Un destin parmi des
milliers d'autres comparable à celui de
l'opposant à Mao, Liu Shaoqi, non pas
manipulé par Mao cette fois, mais par des
idéologues tiers mondistes, qui
établissent un mensonge persistant de la
médecine de base, sous la forme d'une
médecine bon marché, dans les pays
pauvres, pour les masses pauvres.
-
- A
quoi cela servira-t-il d'entonner dans 30 ans la
complainte du génocide passif, dans 30 ans,
lorsque l'histoire se penchera sur la manière
dont les occidentaux ont traité ce
problème trente ans auparavant, aujourd'hui
donc. Il serait plus sensé d'être
honnête et actif dès à
présent.
-
- D'où
vient l'appel?
- L'appel
vient des hôpitaux pour enfants de Kantha Bopha
à Phnom Penh, la capitale du
Cambodge.
- Kantha
Bopha est un endroit actif en permanence où se
joue une lutte rapprochée quotidienne et
dramatique contre le génocide passif
pratiqué sur les enfants
cambodgiens.
- Selon
les termes d'un journal cambodgien important
(août 1998), les hôpitaux pour enfants de
Kantha Bopha I et II sont l'espoir du peuple
cambodgien. Ils sont les seules institutions du
système de santé qui fonctionnent.
Pourquoi? Ici, on pratique une médecine
correcte, sans corruption, pour tous les enfants,
qu'ils soient pauvres ou riches. Il s'agit du seul
hôpital du pays fonctionnant correctement et
sans corruption, doté d'un grand centre de
prévention et d'information, d'importants
services médicaux et chirurgicaux. En
activité depuis 6 ans, les enfants viennent
désormais de partout. Les chiffres des derniers
mois de juin, juillet et août 1998
révèlent non seulement l'urgence de la
situation dans ce pays, mais aussi l'efficacité
des hôpitaux de Kantha Bopha.
-
- Juin
1998: 41"143 patients ambulants, 2"283 patients
hospitalisés
- Juillet
1998: 39"170 patients ambulants, 4"514 patients
hospitalisés
- Août
1998: 38"613 patients ambulants, 3"664 patients
hospitalisés
-
- Aujourd'hui,
à l'heure d'écrire ce chapitre (29
août 1998), 523 enfants gravement malades sont
hospitalisés. Parmi eux, signalons notamment 65
enfants souffrant d'encéphalite japonaise, 212
de fièvre de dengue hémorragique (FDH),
9 de tétanos (dont 6 nouveau-nés) et 7
de choléra. 1740 enfants malades ont
été soignés à la
polyclinique. 430 enfants sains ont été
vaccinés.
-
- Une
vaccination correcte aurait permis d'éviter une
partie des 65 cas d'encéphalite (JEV) et de
tous les cas de tétanos.
- La
virulence du virus de la fièvre de dengue
pourrait en outre être amoindrie par une
vaccination JEV (immunité croisée entre
les virus de dengue et de JEV). L'OMS refuse la
vaccination JEV au Cambodge (depuis 4 ans!!!) en
s'appuyant sur sa stratégie de médecine
pauvre pour des gens pauvres dans des pays pauvres.
"Trop cher pour ce pays pauvre", disent les experts.
En voyant ces enfants gravement malades, je ne peux
aujourd'hui dissimuler mes émotions. Et
pourquoi pas? L'occident noble réprouve les
émotions. Les experts distingués, les
fonctionnaires des organisations internationales et
leurs partenaires dans les ministères du tiers
monde en font de même. Malgré les
invitations, ils ne sont jamais venu à
l'hôpital se rendre compte de la
réalité tragique. L'argent et les
statistiques fictives et manipulées sont des
thèmes débattus froidement, dans des
bureaux froids. Je n'ai pas honte de mes
émotions, de ma rage et de ma colère. Il
doit être question d'humanité et de
sentiment pour pouvoir débattre sur le droit
à la santé des enfants. Il en va de la
justice et donc de la paix.
-
- Sans
les possibilités offertes par Kantha Bopha,
2000 enfants de plus mourraient tous les mois. Au
cours des trois derniers mois, alors que
l'épidémie de fièvre de dengue
battait son plein, ils auraient même
été 3000. L'OMS est contre Kantha Bopha.
Elle dit: " le principe est fondamentalement
faux, trop coûteux pour ce pays pauvre. Kantha
Bopha a crée des besoins qui n'existaient pas
auparavant "!!!
-
- La
tuberculose, le plus grand champ de mines
dissimulées
- On
peut comparer la tuberculose aux mines
antipersonnelles placées dans les enfants, qui
exploseront tôt ou tard. Contrairement aux mines
sur le terrain, leur explosion est programmée,
tôt ou tard, leur objectif est en point de mire:
l'enfant, à coup sûr. La tuberculose de
l'enfant peut être définie comme le plus
grand champ de mines du monde, un champ
dissimulé et protégé par les
organisations internationales.
- Le
seul moyen de lutter contre la tuberculose consiste
à neutraliser tous les foyers de contagion
effective et potentielle, ce qui signifie que chaque
enfant infecté par tuberculose doit recevoir un
traitement correct, efficace et contrôlé.
Malheureusement, il n'existe pas de vaccin efficace
pour l'instant.
-
- La
tuberculose, le champ de mines mortelles des enfants
du Cambodge, est le principal problème de
santé des enfants cambodgiens, du peuple
cambodgien dans son ensemble. Chaque année,
nous découvrons environ 5000 nouveaux cas parmi
les enfants hospitalisés. L'OMS et ses nombreux
experts et fonctionnaires affirment jusqu'à ce
jour que la tuberculose des enfants du tiers monde
n'est pas un problème, qu'elle est sans
importance, inévitable et ne peut pas
être traitée.
- Deux
raisons sont avancées:
- 1
La tuberculose de l'enfant n'est pas contagieuse, elle
ne constitue donc pas un problème
épidémiologique.
- 2
Les familles ne font pas assez preuve de discipline,
elles ne suivent pas suffisamment la thérapie
jusqu'à son terme (6 à 12 mois) (il est
connu que les thérapies insuffisantes
entraînent la formation de
résistances).
-
- Nous
avons pu contrer ces deux arguments.
- 1
Dans un tiers des cas d'enfants malades de la
tuberculose, nous avons pu prouver la contagion en
laboratoire.
- 2
Dans notre centre pour tuberculeux, seul 5% des
patients ne suivent pas la thérapie
jusqu'à la fin de sa durée totale. Les
parents sont informés pendant l'hospitalisation
et sont renseignés sur la tuberculose dans
notre centre d'éducation à la
santé. Ils viennent même de très
loin toutes les 3 semaines pour effectuer les
contrôles, rapportent les cosses vides de
médicaments et prennent les médicaments
pour les 3 prochaines semaines. Les médicaments
leurs sont remis gratuitement, les contrôles
sont effectués sans corruption. Le
prétexte du manque de discipline est un
prétexte incroyable issu de l'arrogance des
experts. Les échecs de nombreux programmes TB
sont le résultat de la corruption et du manque
de professionnalisme, ils sont à mettre sur le
dos des experts et des fonctionnaires.
-
- La
tuberculose ne figure pas en tant que maladie dans le
programme de l'OMS concernant les infections par voies
respiratoires, l'une des plus importante
catégorie d'infections essentielles dans les
pays pauvres (IRA). Pourtant, 80% des infections de
l'enfant par voie respiratoire ne sont pas de nature
virale, ce sont des cas de tuberculose. Ainsi, l'OMS
estime que la forme d'apparition la plus
fréquente de la tuberculose, la tuberculose
pulmonaire de l'enfant, n'existe pas!!
-
- Kantha
Bopha est toujours la seule institution du pays
à diagnostiquer la tuberculose de l'enfant et
à pouvoir la soigner correctement. Et la seule
aussi à le faire, à agir.
- Les
installations du laboratoire et les équipements
nécessaires au diagnostic sont coûteux.
C'est ce que dit l'OMS: " trop chers, trop
sophistiqués pour un pays si pauvre.
Inadaptés au standard du pays ".
-
- Les mines
dissimulées dans les enfants.
- Les
calcifications pulmonaires, un indice certain de la
tuberculose chez l'enfant, sont visibles aux rayons X
uniquement lorsque leur diamètre ne
dépasse pas 2 mm. Le scanner nous permet de
distinguer ces calcifications chez de nombreux
enfants. Des mines qui explosent à retardement
et qui détruisent la vie. La tuberculose
latente affaiblit également les défenses
de l'enfant. Elle explique notamment les nombreuses
glomerulonephrites (maladie rénale) qui
apparaissent suite à un trouble
d'équilibre immunitaire de l'enfant. Chez
presque tous ces enfants, on trouve des calcifications
au scanner (tomographie), preuve irréfutable de
la tuberculose. Nous avons découvert que la
tuberculose est à l'origine des maladies
rénales.
- Les
innombrables abcès cutanés graves, les
abcès musculeux, les abcès des tissus
graisseux découlent tous directement ou/et
indirectement de la tuberculose.
- Ainsi,
la virulence des développements de maladies
virales telles que la fièvre de dengue (une
petite étude effectuée en septembre 1998
montre que parmi 40 cas sérieux, 60%
présentent des calcifications dans l'hile
pulmonaire), l'encéphalite japonaise, les
hépatites B et C, est d'autant plus brutale
chez l'enfant déjà infecté par la
tuberculose ou malade de la tuberculose. Il en va de
même avec le typhus, la malaria et les
infections très banales. Les enfants non
tuberculeux possèdent de meilleures
défenses. Sans oublier que la tuberculose
à elle seule tue les enfants. Les innombrables
méningites tuberculeuses, les innombrables
abcès cervicaux tuberculeux clairement
démontrés au scanner, les graves
troubles pulmonaires, les graves tuberculoses
miliaires, les graves inflammations osseuses, les
innombrables et graves inflammations tuberculeuses du
péricarde (déjà clairement
détectables à l'ultrason ),
entraînent en cas de traitement incorrect, la
mort ou encore des cas d'invalidité très
graves.
-
- Le
scanner est un détecteur très utile et
révélateur en ce qui concerne la
tuberculose.
- L'acquisition
d'un scanner pour Kantha Bopha II a été
vivement rejetée et critiquée par tous
les experts, une réaction typique. " Une
folie, un luxe pour un pays aussi pauvre que le
Cambodge. La médecine de pointe ou la
médecine de prestige est la dernière des
choses à faire pour un pays aussi
pauvre "!! On veut donc préserver le champ
de mines de la TB, ignorer la vérité.
- Grâce
au scanner, nous avons réussi à
confirmer bon nombre de nos hypothèses:
notamment le fait que les enfants frêles, mal
nourris, ne doivent pas leur état à un
manque de nourriture mais à une tuberculose
latente.
-
- Le
commentaire du directeur de la DDC (direction du
développement et de la coopération
à Berne) à l'annonce de l'acquisition de
ce scanner: " si je devais financer un scanner,
je serais réduit en miettes par les critiques
de tous mes collaborateurs, des experts et des
fonctionnaires "(juillet 1996). Le président de
la Confédération suisse de
l'époque, J.P. Delamuraz, s'est cependant
exclamé, en présence du roi du Cambodge,
Norodom Sihanouk et à l'occasion de
l'inauguration de Kantha Bopha II le 12 octobre 1996:
" Celui qui pense que cette machine est trop
sophistiquée pour le Cambodge est un
néocolonialiste ".
- La
politique et la stratégie de l'OMS et de
nombreux de ses experts et fonctionnaires est un
modèle de néocolonialisme.
- Lorsque
l'on demande à un expert si un enfant souffrant
de TB est condamné à en mourir puisque
le traitement ne s'avèrerait pas pertinent pour
des raisons épidémiologiques (il est de
notoriété publique que les experts
pensent que la TB chez l'enfant n'est pas
contagieuse), la réponse est: " Hé
bien tant pis " (novembre 1997)!
-
- Un
peuple affaibli par la tuberculose ne peut jamais
faire preuve de vitalité, un peuple
diminué par la tuberculose reste
affligé. Il ne peut jamais jouer le jeu de la
démocratie, jamais vivre en
s'autodéterminant. Il reste exploité par
les puissants, exploité par les riches.
-
- La
médiocre politique TB de l'OMS au Cambodge
n'est parvenue à rien au cours des six
dernières années, si ce n'est le
protocole IRA qui déclare l'inexistence de la
tuberculose chez l'enfant. Puis les protocoles ont
interdit aux hôpitaux de traiter la tuberculose
chez l'enfant. Ces protocoles (comportant notamment
des critères de diagnostic insuffisants)
exigent que ce traitement ait lieu dans ce que l'on
appelle des centres pour tuberculeux. A
l'échelon des provinces, les médicaments
n'arrivent même pas jusqu'à ces centres,
ils disparaissent dans la corruption et restent
à Phnom Penh. Les statistiques et les bilans
sont falsifiés.
-
- La
politique et la stratégie appliquées
pour faire face au TB au Cambodge aboutissent à
un génocide passif des enfants cambodgiens,
à un affaiblissement du peuple
cambodgien.
-
- L'encéphalite
japonaise.
- Il
y quatre ans, nous avons démontré pour
la première fois au Cambodge, de manière
sérologique, la présence
endémique et parfois épidémique
de l'encéphalite japonaise. Nous disposons
désormais depuis deux ans de preuves
indubitables grâce au scanner: infarctus
cérébral, troubles terribles et
irréversibles du cerveau chez
l'enfant.
- Même
en cas de survie, il est exclu de vivre une vie
normale, avec une intelligence normale. Durant le mois
de juin 98 à lui seul, 85 enfants sont
décédés de cette maladie à
Kantha Bopha. Le taux de mortalité est
estimé à 34%. On enregistre ici un taux
de mortalité de 20%. Mais la majeure partie des
enfants souffrent malheureusement ensuite durant toute
leur vie de diminutions légères à
graves de type neurologique, moteur et
moteur-cérébral.
- Il
existe un vaccin efficace. Il y a trois ans
déjà, l'OMS a répondu à
notre appel en faveur d'une vaccination de masse par
un quolibet: " pas indispensable et trop
chère pour un pays si pauvre ".
-
- Depuis
plus d'un, à Kantha Bopha, nous vaccinons
désormais nous-mêmes contre
l'encéphalite. Gratuitement. Le ministre de la
santé cambodgien a une nouvelle fois
autorisé, approuvé et salué notre
campagne. Les riches et les étrangers peuvent
se faire vacciner pour 60 dollars à l'institut
pasteur commercial. Personne parmi les 90% de la
population pauvre ne pourrait s'offrir un tel vaccin.
Nous importons ce dernier directement d'Osaka
où il nous revient à 4 USD. Les membres
de l'ONU et les membres des ambassades sont
sérieusement invités à se faire
vacciner. La politique de l'OMS, une organisation de
l'ONU, abandonne les masses pauvres aux maladies
mortelles. On laisse ainsi des milliers de gens
souffrir et mourir dans la souffrance.
-
- L'inaction
de l'OMS et son désaveux de
l'épidémie provoquent le génocide
passif de milliers d'individus et la destruction de la
substance cervicale de plusieurs milliers
d'autres.
-
- L'encéphalocardiopathie.
- Des
centaines d'enfants de moins de neuf mois, gravement
malades, arrivent à Kantha Bopha en
présentant le symptôme de la
dyspnée, un manque de souffle. Selon les
protocoles de l'OMS (IRA), cette respiration rapide
équivaut tout simplement à une
broncho-pneumonie. Le protocole prescrit du
Chloramphenicol pour les dyspnées graves. Nous
avons pu constater que tous ces enfants ne souffrent
pas de maladies pulmonaires, mais d'une
encéphalocardiopathie. Un double ultrason dans
le cur permet de détecter clairement une
hypertension pulmonaire. La dyspnée est donc
d'origine cardiaque. Les infarctus
cérébraux peuvent être
prouvés au scanner. Il est fort probable que
cette encéphalocardiopathie soit induite par le
même virus que celui à l'origine de
l'encéphalite japonaise (JEV). La
sérologie est partiellement JEV positive. Un
enfant de moins de neuf mois réagit par des
symptômes différent au virus qu'un enfant
âgé de plus d'un an puisque le rapport
immunologique entre les deux catégories
d'âge est différent.
- Dès
lors, le traitement de cette dyspnée enfantine
à l'aide du Chloramphenicol prescrit dans les
protocoles est totalement absurde. On traite dans le
vide, et de plus avec des moyens aux
conséquences fatales, comme vous pourrez le
constater dans le prochain paragraphe. La prescription
du Chloramphenicol est fatale.
-
- La
prescription de médicaments inutiles et
dangereux.
- La
liste des médicaments essentiels de l'OMS
contient toujours des antibiotiques inefficaces en
raison des résistances et ils présentent
des effets secondaires si graves qu'ils ont
déjà été retirés du
trafic en occident depuis 1970.
-
- Le
Chloramphenicol: Résistances
- Il
y a quatre ans déjà, nous avons pu
prouver que la salmonelle de type bactérienne
est résistante au Chloramphenicol. Ce
médicament est malgré tout
utilisé sous forme de typhomycine par de
nombreuses organisations pour soigner le typhus,
largement répandu. On enregistre une
résistance à 94% contre le bactrim et
l'ampicilline. L'Augmentin n'agit pas, les cultures
sanguines demeurent positives. Nous avons
systématiquement observé cette situation
sur des milliers de cultures sanguines.
- Le
seul médicament qui rentre en ligne de compte
pour le traitement du typhus chez l'enfant est la
Rocephine (un médicament très
coûteux, contrairement au Chloramphenicol, au
bactrim et à l'ampicilline). L'OMS plaide en
faveur de l'usage du Chloramphenicol: " le
Chloramphenicol est un bon médicament. Il est
en plus bon marché. Dans le tiers monde, on ne
peut pas se permettre d'utiliser des
médicaments Rolls Royce, des médicament
onéreux comme la Rocephine. "
-
- Le
Chloramphenicol produit des effets secondaires
très graves.
-
- En
Europe et aux USA l'utilisation du Chloramphenicol
pour les enfants a été retiré de
la circulation en 1970. Les effets secondaires tels
que l'aplasie passagère de la moelle osseuse,
l'aplasie irréversible de la moelle osseuse, ou
encore l'anémie isolée sont connus. Nous
avons vu perdre leur sang et mourir des centaines
d'enfants à Kantha Bopha des suites de cette
complication médicale survenue dans des
cliniques extérieures: il n'existe pas de
traitement contre cette complication.
- Les
risques pour un enfant cambodgien de mourir de ce
médicament sont d'autant plus grands que de
nombreuses maladies de ce pays entravent le
fonctionnement du foie (dengue, malaria, tuberculose,
hépatites A, B et C, restreignent la
fonctionnalité du foie nécessaire au
métabolisme du Chloramphenicol). Il est donc
incroyable que la méningite et les infections
graves en général, soient
traitées à l'aide de Chloramphenicol,
comme l'exigent les protocoles de l'OMS.
- La
cause la plus fréquente de la méningite
est la tuberculose. Là, le Chloramphenicol n'a
de toute façon aucun effet. La deuxième
forme la plus fréquente de la méningite
est la méningite haemophilus. 55% des germes
haemophilus sont résistants au Chloramphenicol.
Ne serait-ce qu'à cause de cette
résistance, le Chloramphenicol ne doit pas
être prescrit sans examen préalable,
d'autant plus en raison du danger inhérent
à ce médicament et de ses effets
secondaires mortels.
- L'utilisation
du Chloramphenicol se traduit alors par un
génocide actif et
délibérément risqué contre
les enfants cambodgiens.
- Un
pathologie correcte ne peut et ne doit être
réalisée qu'à l'aide
d'installations et de laboratoires corrects qui
permettent des diagnostics corrects et des traitements
corrects et contrôlés. Cela n'a rien
à voir avec la médecine de luxe que
l'OMS, l'Unicef et d'autres organisations, les experts
et les fonctionnaires, veulent bien d'habitude
suggérer consciencieusement dans de nombreux
médias. Il ne devrait s'agir uniquement du
devoir de soigner les enfants, avec le traitement
correct auquel chaque enfant a droit.
-
- La
tragédie du Sida. Des chances volontairement
manquées.
- Jusqu'en
1991 (et depuis avril 75), le Cambodge était
plus ou moins une société fermée.
A l'époque, il était d'usage que les
jeunes hommes fassent leurs premières
expériences sexuelles dans des bordels.
C'était de bon ton. Le Sida était
inconnu. En 1992, 14 000 soldats de l'ONU et 8000
agents administratifs sont entrés dans le pays
afin d'organiser les élections de 1993
(UNTAC).
- Certains
contingents comptaient jusqu'à 5% de soldats
séropositifs avant leur arrivée. En
dépit d'innombrables interventions et
propositions de programmes d'intervention et de
mesures à prendre émises par les
commandants des troupes sanitaires de l'ONU, toutes
les mesures ont été rejetées par
la direction de l'ONU (UNTAC sous la direction de M.
Akashi) et de l'OMS: " on ne peut pas discriminer
les individus, tous peuvent jouir des filles "
(dixit Akashi). L'OMS n'a rien fait. Le Sida s'est
propagé comme un feu de brousse. Au cours des
cinq dernières années, l'OMS n'a
toujours rien fait d'efficace. Parmi les enfants de
moins de cinq ans hospitalisés à Kantha
Bopha, 4% sont déjà
séropositifs!!!! Les chiffres progressent. Les
enfants sont contaminés verticalement par leurs
mères. Ceci prouve d'une part que l'action de
l'UNTAC a déclenché l'explosion du Sida
au Cambodge, une explosion qui aurait dû et
aurait pu être évitée par l'OMS,
une organisation de l'ONU. D'autre part,
l'augmentation du nombre de mères
séropositives prouve que, à l'heure
actuelle, on n'agit pas suffisamment contre le Sida.
Parmi les enfants plus âgés, les cas de
Sida sont sporadiques et causés par des
transfusions incontrôlées dans des
hôpitaux extérieurs.
-
- Tétanos
- Aujourd'hui,
29 août 1998, 9 cas de tétanos! Dont six
nouveau-nés. Leurs mères n'ont pas
été vaccinées quand elles
étaient enfants. L'Unicef, responsable depuis
des années du programme de vaccination au
Cambodge, a affirmé en 1992 que Kantha Bopha ne
devait pas s'occuper des vaccinations. Les programmes
de vaccinations fonctionnent. Des cas graves de
tétanos chez des enfants plus âgés
et chez des nouveau-nés ont fait ressortir la
vérité: des milliers d'enfants et des
milliers de mères n'ont pas été
vaccinés. En fait, les vaccins n'atteignaient
que rarement la province. Les statistiques ont
été falsifiées (de nombreux
témoins). Les fonctionnaires de l'Unicef ont
accepté cette situation (cela ne change rien
à leurs salaires).
-
- La peur de
la vérité
- L'UNICEF,
à l'instar d'autres organisations, est
opposée à la construction en cours de
l'hôpital de Kantha Bopha III au nord du pays
où sont prévus un grand centre de
vaccination et de prévention, des supports de
diagnostic suffisants et 180 lits. On
discrédite ce projet dans les médias
afin de déstabiliser les donateurs et tenter
ainsi d'entraver le projet. Au nord, l'Unicef poursuit
sans aucune efficacité depuis cinq ans une
activité médicale Grassroots à
l'échelon des districts. Neuf installations
lamentables y sont à disposition des pauvres.
" Nous n'avons pas besoin d'antibiotiques, les
gens doivent se laver les mains pour éviter les
maladies ", dixit les responsables de l'UNICEF.
Et dire qu'il faut payer pour des prestations d'aide
insuffisantes. La politique de la "sustainibility", de
la durabilité (un mot fort
apprécié des idéologues tiers
mondistes occidentaux), exige que les installation
lamentables s'autofinancent. On craint à
présent que les installations normales de
diagnostic médical, comme celles prévues
pour Kantha Bopha III, dévoile la terrifiante
vérité de l'état de santé
des enfants, cette vérité qu'il s'agit
justement de dissimuler. Si cette vérité
est mise en lumière, l'activité
Grassroots de l'UNICEF au nord du pays perdra toute
crédibilité. L'OMS se joint à
cette opposition. De même que la direction de
l'aide au développement (DDC à Berne).
De ce projet Kantha Bopha III en cours de
réalisation, on dit: " sabotage du
système de santé du Cambodge "
(novembre 1997)!!
-
- L'épidémie
de fièvre de dengue 1998. La banqueroute
évidente et notoire de la politique de la
médecine pauvre pour les gens pauvres dans les
pays pauvres.
- Depuis
six ans, l'OMS poursuit un projet sur la fièvre
de dengue pour le Cambodge. L'efficacité est
nulle. Cette année, le Cambodge connaît
la plus grande épidémie jamais vue au
monde. Rien n'a été prévu, rien
n' a été mis en uvre. L'OMS a, de
janvier à août 1998, enregistré 10
000 cas de fièvres de dengue
hémorragiques (FDH). Parmi eux, 7500 ont
été hospitalisés dans les
hôpitaux Kantha Bopha! Ils ont accourus chez
nous de toutes les provinces. Pour ces 7500 enfants
gravement malades, la plupart choqués, que nous
avons hospitalisés, le taux de mortalité
sans traitement se serait élever à 65%.
Le traitement et le contrôle sont coûteux,
dans de nombreux cas, les transfusions de plasma et de
sang sont la seule thérapie. De plus, il s'agit
souvent de déceler à temps et de traiter
efficacement des infections parallèles telles
que le typhus et la malaria. Nous avons réussi
à faire chuter le taux de mortalité
à 1,8%.
-
- L'OMS
travaille sur la fièvre de dengue depuis six
ans, et n'a pourtant rien fait dans ce domaine,
atteint aucun objectif. Simultanément, l'OMS
accuse Kantha Bopha de saboter le système de
santé (1995). La seule réponse à
la catastrophe de dengue est une médecine
correcte et contrôlée. Elle ne peut pas
être bon marché et pauvre, comme se
l'imaginent les fantasques du tiers monde et de l'OMS.
La condition sine qua none consiste en une banque de
sang qui fonctionne correctement sur place. Kantha
Bopha I et II sont les seuls instituts du pays
à entretenir une banque de sang correcte, qui
fonctionne sans corruption. Kantha Bopha III, en cours
de construction au nord du pays, disposera
également d'une banque de sang et des
installations de laboratoire
appropriées.
- 7%
des donneurs sont séropositifs, 12% souffrent
d'hépatite B et 4% d'hépatite C. Durant
le mois d'août à lui seul, nous avons
effectué 1400 transfusions pour sauver des
vies. Sans les longs et coûteux contrôles
et tests en vue d'analyser si le sang ou le plasma
n'est pas contaminé, nous aurions transmis le
Sida à 100 enfants durant le seul mois de
juillet. 220 enfants malades de l'hépatite! Ce
travail, ces installations, ces réactifs et ces
tests coûtent chers. Seulement pour les tests,
chaque flacon, 50 USD! La manière dont la
fièvre de dengue a été
gérée souligne une fois de plus
clairement la banqueroute de la politique de l'OMS,
une médecine pauvre pour des gens pauvres dans
des pays pauvres.
- Dans
de nombreux hôpitaux, les transfusions sont
actuellement effectuées sans tests.
D'innombrables enfants ont été ensuite
transférés à Kantha Bopha dans un
état grave, malades du Sida, dans des
souffrances terribles, dans un état pitoyable,
sans espoir. Cette problématique est
délibérément escamotée par
l'OMS. L'utopie d'une médecine de base pauvre
à l'échelon provincial ou du district
s'estompe face à ces réalités.
Cette médecine laisse mourir, ou même
pire, elle tue activement.
-
- L'introduction
du système de paiement.
- La
nouvelle politique de l'OMS pour les pays du tiers
monde qui consiste à faire prendre en charge
les coûts par le patient, est tout simplement
catastrophique. Cette politique est également
suivie par le DDC, " c'est la tendance
globale " elle est donc évidement
correcte.
- On
prétexte ainsi promouvoir la
responsabilité du patient pour sa santé
(un principe qui peut s'expliquer dans un occident
cossu où les douleurs de la chirurgie
esthétique et d'autres luxes sont à
l'ordre du jour. On transfert ce prinicipe sans
réaliser les conséquences dans les pays
pauvres, en s'appuyant sur le préambule
moderne: globalisation!). Un nouvel alibi qui
délie de leurs propres responsabilités
les fonctionnaires et les experts ainsi que les
fonctionnaires partenaires au sein des
ministères.
-
- Kantha
Bopha est gratuit pour tous. Ce qui lui vaut aussi la
critique de l'OMS et du gouvernement suisse; il ne
correspond pas à la tendance globale.
- Le
principe suprême est la durabilité. Pour
tenir son standard, le système doit couvrir ses
frais, les hôpitaux aussi. Pour un enfant dans
la misère, qui doit être sauvé de
toute urgence, cette question théorique et
idéologique de durabilité, sur laquelle
les experts débattent, confortablement
installés dans leurs bureaux, n'a absolument
aucun sens.
-
- Dans
l'intervalle, le ministre de la santé
cambodgien a admis que tous les types de
systèmes de paiement appliqués dans les
hôpitaux cambodgiens n'ont fait
qu'accroître la corruption ambiante.
-
- Des
choses horribles se produisent ... on contraint les
paysans à vendre leur boeufs, tout ce qu'ils
possèdent; sans présenter 50 à
100 USD, on est tout simplement pas admis à
l'hôpital! Des centaines de familles paysannes,
le cur de la société cambodgienne,
ont ainsi été ruinées pour
finalement ne pas bénéficier de soins
corrects, et mourir. Des centaines, des milliers de
tragédies de ce type. Elles se jouent, jour
après jour.
-
- A
Kantha Bopha, pour éviter toute corruption,
nous versons depuis le début, soit depuis 6
ans, un salaire aux 630 collaborateurs cambodgiens de
manière à ce qu'ils puissent survivre.
Le revenu gouvernemental mensuel de 14 USD ne permet
à personne de subsister. Il conduit à ce
que les gens travaillent tout au plus deux heures
à l'hôpital, soutirent
discrètement de l'argent aux patients, volent
des médicaments pour survivre. Kantha Bopha
n'est pas contaminé par cette corruption qui
règne dans tous les hôpitaux. Chaque
patient est traité gratuitement et
correctement. Le personnel travaille toute la
journée et sont de garde tous les 4 ou 5
jours.
-
- Nous
appelons l'OMS, à abandonner ce principe de
paiement inadmissible, qui n'accorde aucune chance aux
pauvres (90% de la population) et est responsable
génocide de ces pauvres, à cause de ce
principe qu'elle impose au gouvernement.
- Il
y a suffisamment d'argent dans ce monde qui se veut
global. Avec le seul budget de l'OMS, 800 millions
USD, on pourrait construire 200 centres Kantha Bopha
et les exploiter éternellement. 200 centres
où tous les patients pourraient être
soignés gratuitement, sans se ruiner. Mais 85%
du budget de l'OMS aboutit dans les poches de
l'administration. Il en va de même dans les
autres organisations. Le budget annuel total de Kantha
Bopha I et II s'élève à 7,5
millions USD. Seul 3% concernent l'administration (RP
inclus).
-
- Appel urgent
à l'OMS et à ses organisations et
institutions complaisantes.
- La
politique de la médecine pauvre pour des gens
pauvres dans des pays pauvres aboutit à un
génocide passif des enfants cambodgiens.
- Il
y a quatre ans, en septembre 1994, j'ai émis
pour la première fois des critiques de ce type.
En réaction, l'OMS a adressé en mars
1995 et en août 1995 une lettre équivoque
à l'ensemble du gouvernement cambodgien pour
inviter et presser le ministère de la
santé cambodgien à faire taire et
à diffamer Kantha Bopha. Voici ce qu'elle
contient: " subversion de l'état,
subversion du système de santé, non
respect des protocoles (des faux!), formation d'un
état dans l'état, pression sur le
personnel cambodgien par les salaires, appât des
patients par l'argent!!! (nous donnons aux familles
les plus pauvres de province de l'argent pour la
nourriture et pour le trajet souvent très
long), etc. ". Ça n'a pas
fonctionné! Le gouvernement n'a pas
répondu! Kantha Bopha reste la seule
espérance pour les enfants cambodgiens! C'est
également l'avis de toutes les factions
politiques du Cambodge. Pour tous les enfants, qu'ils
soient riches ou pauvres.
- Le
ministre de la santé a également
exprimé à plusieurs reprises au cours
des deux dernières années son
approbation et sa reconnaissance explicites, se
distançant ainsi de la démarche
scabreuse de l'OMS et d'autres experts. J'ai
reçu de plus en plus souvent de lettres et de
messages de médecins qui travaillent dans
d'autres pays pauvres. Elles font part de situations
similaires en ce qui concerne l'approche de la
tuberculose et des autres maladies infectieuses, une
approche qui conduit au génocide passif des
enfants.
- Les
ministres de la santé et les médecins de
la région voisine visitent de plus en plus
fréquemment Kantha Bopha et témoignent
très clairement, à l'appui de leurs
propres expériences, que la politique
néocolonialiste de l'OMS ne porte pas de
fruits. Ils souhaitent que leurs enfants puissent
bénéficier de centres comme Kantha
Bopha.
-
- Nous
appelons tous les responsables, experts et
fonctionnaires, à modifier immédiatement
et sans équivoque la politique et la
stratégie de la médecine pauvre pour les
gens pauvres dans les pays pauvres et de
réaliser et de garantir pour chaque enfant le
traitement correcte auquel il a droit.
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